Anecdotes et moments d’histoire

Un hydravion se pose sur l’Ariége entre Grépiac et Venerque

Article paru dans « Le Petit Parisien  » ‘Homme Libre » du 17 décembre 1930

Promenez le pointeur sur l’image pour zoomer 

LA BOURIASSE EN 1789

Remerciements à la famille GARAUD et plus spécialement à Christiane pour nous avoir rapporté ce texte et nous avoir autorisè à le publier.

Raymond Corraze écrit dans ses notes : » La famille Carbonel était installée à la métairie de Goulma, appartenant au domaine de RIVEL, qui était la propriété de la famille de Giniste; celle-ci l’avait reçue de la famille de Supplici, que nous trouvons installée à Rivel au commencement du XVIIème siècle. Ma mère racontait , comme le tenant de sa grand-mère, Marie Carbonnel, que la famille Carbonel, avant d’exploiter la métairie de Goulma, avait reçu à bail emphytéotique de 29ans en 29ans la métairie noble de la Boriasse, mais comme les Supplici et les Ginisti avaient négligé de demander la reconnaissance de leurs terres à leur feudataires en temps voulu, et que la Révolution était venue, favorisant certaines prétentions de la part de ceux qui exploitaient les terres à titre emphithéotique, les propriétaires avaient demandé aux anciens feudataires de quitter les terres de la Boriasse pour prendre celle de Goulma, ce à quoi la famille Carbonel consentit sans faire de difficultés.

Notre arrière grand-mère racontait aussi qu’elle avait fait sa 1ère communion en pleine période révolutionnaire, au moment de la proscription en masse des prêtres, à la métairie de la Boriasse,dans une meule de paille: là se dissimulait une toute petite place, où un prêtre fidèle, qui circulait dans le pays sous des habits d’emprunts, venait de loin en loin, installer sa chapelle portative, disait la messe et administrait les sacrements. Notre arrière grand-mère était née en 1781, elle avait donc 10 ans en 1791 au moment où commençait la plus sinistre et la plus sanglante des persécutions religieuses. Son affirmation, très vraisemblable, a toutes les apparence de la vérité ».

 

1829

Le vingt trois juin de l’an mil huit cent vingt neuf à dix heures du matin par devant nous Jean Marie Anne Comac adjoint de Mr le Maire de la commune de Venerque, absent, ont comparu en la maison commune les sieurs Jean Sau maître de bateau et Guillaume Sau aussi maître de Bateau frères et habitans de la ville d’Auterive qui ont dit qu’ils avaient laissé hier soir, chacun leur bateau au port d’embarcation de cette commune dont l’un était chargé de Bois pagelle et que des malveillants pendant la nuit qui venait de céder au jour auraient détaché un de leurs bateaux qui était vide lequel avait été abbandonné au cours de la rivière et s’était arreté sur l’autre rive de l’ariege en face du ramier dit la piboule ou il avait été trouvé dégarni de ses cordages, avirons, perches et mat et que le second bateau qui chargé avait été également dégarni de ses perches et avirons.

Ajoutant le déclarant qu’ils étaient hier au soir avec les hommes de son équipage logés chez Jean Jaubart cabaretier dudit Venerque et que deux des leurs avaient eu quelque dispute de parole avec les nommés Gélard Géraud, Campguilhem, David Dominique, Cluzel Jacques et Casteras Jean tous gens de ladite commune et que cette circonstance aurait pu occasionner et porter ces individus a commettre leurs dégats à leurs bateaux, sur quoi ayant fait prescuter à la mairie ces jeunes hommes et ayant retenu leur chaussure avons été de suite sur les dits lieux accompagnés des sieurs Jean Pierre Lacourt, Raymond Lacombe, Jean Moutet et autres lesquels ont vu placer les souliers des dits Campguilhem, Gélard et Casteras s’appliquer parfaitement sur les vestiges encore très apparents qui ont été remarqués aux environs dudit port d’embarcation ou lesdits bateaux étaient amarrés ce qui donne lieu à prouver que les dits Gélard, Campguilhem, Casteras et David auraient pu commettre cette action d’autant plus qu’il a été remarqué en notre présence que ce dernier avait son pantalon empreint de boue et que cette même a été reconnue sur les bords du tertre ou était amarré le bateau qui avait été jjetté au cours de la rivière et que le dit David a présenté des souliers qui avait été porté hier.

Moi dit adjoint ayant rencontré sur le chemin du dit port le nommé Campguilhem frère plus jeune dudit Campguilhem ci-dessus dénommé lui ayant demandé a quel heure son dit frère s’était hier au soir retiré a répondu en présence dudit Lacourt, pierre Dellac, Raymond Lacombe et jean Moutet que son dit frère était rentré dans leur maison à minuit et demi.

De tout quoi à la réquisition des dits Sau frères nous avons dressé le présent proces verbal pour pouvoir et faire valoir ce qu’il appartiendra.

Le dit Jean Sau a signé avec nous, son dit frère a déclaré ne savoir signer.

Texte collecté et transcrit par Monsieur Robert PITET

pour son recueil intitulé « Chronique Venerquoise 1620 – 1920 »

Dactylographié en 2016 par Monsieur Désiré MIGNONAT.

Aucune modification n’a été apportée au texte originel.